jeudi 14 février 2013

Tarification de l'électricité 2009-2012 : une surfacturation généralisée

Nul n’ignore la fracture qui vient de se produire dans la majorité municipale. Jusqu’aux prochaines élections municipales, nous allons assister à une gestion a minima de notre commune, la majorité municipale risquant d’être davantage occupée par ses stratégies électorales. Pour notre part nous préférons consacrer cette tribune à un sujet qui touche au pouvoir d’achat : le coût de l’électricité

Les 22 octobre et 28 novembre derniers, le Conseil d’Etat a annulé deux arrêtés pris sous l’ancien gouvernement, suite aux recours en annulation déposés par le SIPPEREC (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication) auquel adhère Saint-Mandé. 
Le premier de ces recours portait sur les tarifs réglementés de la vente de l’électricité tels que fixés par l’arrêté du 12 août 2009. Le SIPPEREC dénonçait leur opacité du fait de l’absence de critères objectifs justifiant la différenciation des prix appliqués : pour une même consommation et une même puissance, tout le monde ne payait pas le même prix, en violation du principe d’égalité du service public. Le Conseil a validé cette analyse et annulé l’arrêté du 12 août 2009. 
Le second recours concernait le TURPE, c'est-à-dire les coûts d’acheminement de l’électricité payés par tous les consommateurs. ERDF, filiale d’EDF, avait « oublié » de défalquer les provisions sur investissements pour les travaux de renouvellement du réseau déjà payées par les usagers, soit un peu plus de 10 milliards d'euros fin 2011, d’où une surfacturation généralisée. Là encore le Conseil d’Etat a donné gain de cause au SIPPEREC. 
De nouvelles grilles tarifaires doivent être mises en place tandis que doit être déterminé pour chacun des 28 millions d’usagers concernés le trop perçu pour la période 2009-2012, qui devra leur être remboursé. Une première étape vers une réelle transparence des tarifs de l’électricité et davantage d’équité entre les usagers du service public ! 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes 
Tribune à paraître dans le prochain Saint-Mandé Infos

samedi 26 janvier 2013

Conseiller municipal d'opposition : un engagement au quotidien

Nous reproduisons ci-dessous l'entretien avec Geneviève Touati et Benoît Ains paru dans le premier numéro de Saint-Mandé socialiste (premier trimestre 2013, p. 2), journal de la section PS de notre ville. Le journal est à retrouver dans son intégralité sur le site de la section.

À quoi sert l’opposition municipale ? 
La présence de l’opposition est de l’essence même de la démocratie. Elle participe du contrôle de l’exécutif municipal, peut saisir le tribunal administratif en cas d’illégalité et siège aux commissions d’appel d’offres, ce qui est essentiel pour la transparence financière. Elle a un représentant au comité d’action sociale et sanitaire (CCAS), à la commission des aides qui en dépend, ainsi qu’à la caisse des écoles. Elle est la porte-parole à part entière des citoyens qui ont voté pour elle, les tient informés des choix de la majorité ou des raisons pour lesquelles ils sont contestables, lorsque c’est le cas. Elle défend des projets auxquels la droite, bien souvent par idéologie, s’oppose : rappelez-vous du tramway parisien qui allait selon les élus UMP asphyxier notre commune ; aujourd’hui les mêmes dans le BMO applaudissent cette réalisation. Les élus et militants socialistes ont, en outre, contribué à l’organisation de la votation contre la privatisation de la Poste (510 votants à Saint-Mandé en 2009), avant de prendre en charge l’organisation des primaires socialistes, qui ont été en octobre 2011 un bel exercice démocratique (près de 1 300 votants).

L'opposition peut-elle être efficace, autrement dit parvenir à promouvoir ses idées sur le terrain ? 
Bien sûr ! Elle est loin de se limiter à un rôle de figuration dans une commune où près de 40 % des électeurs votent maintenant à gauche. La timide évolution de la majorité UMP sur la question du logement social est ainsi en partie due à notre action. Quant à la réfection de l’avenue du Généralde- Gaulle, nous n’avons eu de cesse depuis quinze ans de la réclamer. C’est grâce aux élus PS que l’utilisation du chèquevacances est aujourd’hui possible à Saint- Mandé, que la commission handicap s’est enfin réunie depuis l’année dernière comme l’exige la loi.

Être élu d’opposition, est-ce un « sport de combat » ? 
N’allons pas jusque-là mais néanmoins il faut être tenace, chercher l’information qui bien souvent ne nous est pas communiquée spontanément. Nous ne nous situons pas dans une posture de contestation systématique mais constructive : quand un projet nous paraît conforme à l’intérêt de tous les Saint- Mandéens, nous le votons. Récemment, nous avons adopté à l’unanimité un voeu de soutien à l’hôpital Bégin. Enfin, nous avons le souci de maintenir des relations de courtoisie avec nos collègues de la majorité municipale, ce qui est la moindre des choses.

Projetons-nous dans l’avenir : quelles seraient vos premières décisions si en 2014 la gauche emportait la mairie ?
Une des premières mesures serait assurément l’application immédiate du quotient familial dans la restauration scolaire et pour toutes les activités proposées par la ville, gage d’une plus grande justice sociale. Tout aussi urgent, dans un souci de transparence : la mise en place d’une commission d’attribution des quelques logements sociaux gérés par la ville, ce que refuse le maire en dépit de nos demandes répétées. Nous développerions l’accueil des jeunes enfants : beaucoup trop de familles n’ont pas de places en crèche. Nous nous attacherions à fédérer la vie associative locale avec la création d’une maison des associations. Sur le plus long terme, nous nous efforcerions d’établir une réelle coopération avec les communes qui nous entourent, notamment avec Paris, Vincennes, Charenton. Il est ainsi dommage que le centre de la mémoire, projet que nous avons soutenu, n’ait pu se faire avec Vincennes, car il aurait permis, tout à la fois, l’accueil d’un plus grand nombre et un partage de charges budgétaires. Nous mobiliserions tous les moyens existants permettant d’aider les habitants à réaliser des travaux d’économie d’énergie (changement de vitrage par exemple), et surtout nous engagerions une véritable opération de sensibilisation sur ce point. Est-il besoin de le dire, nous installerions enfin des panneaux de libre expression !

mardi 8 janvier 2013

Verre de l'amitié de la section socialiste de Saint-Mandé

En ce début d'année 2013, la section du parti socialiste de Saint-Mandé et sa nouvelle secrétaire, Isabelle Neuschwander, Sandra Provini, conseillère régionale, Geneviève Touati et Benoît Ains, conseillers municipaux, vous invitent à partager un verre de l'amitié à Saint-Mandé, samedi 2 février, salle Pierre Cochereau (2 avenue Gambetta), à partir de 18 heures
Nous vous y attendons avec plaisir et adressons, d'ici-là, nos meilleurs voeux à tous les Saint-Mandéens !

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Ci-contre une photo de cette réunion très chaleureuse. Merci à tous pour votre participation !

dimanche 16 décembre 2012

Quand notre espace urbain change

Quinze ans que les élus socialistes le réclamaient, et enfin aujourd’hui le réaménagement de l'avenue du Général de Gaulle est une réalité.
Espérons que la vie quotidienne des Saint-Mandéens en sera améliorée, que les piétons et toutes les personnes à mobilité réduite pourront circuler plus aisément, que les riverains subiront moins de nuisances sonores et que cet espace réaménagé favorisera la convivialité et l’échange. Souhaitons également que ce réaménagement favorise le commerce de proximité et qu’une politique volontariste soit mise en place sur ce point pour mettre un terme à ces fermetures de commerces au caractère éphémère.
Dans un tissu urbain dense tel que celui de notre commune, c’est pour nous une priorité de faciliter en premier lieu les déplacements à pied et les transports en commun. Comme nous l’avons déjà dit, nous ne sommes pas contre la voiture, qui pour certains est vraiment une nécessité ne serait-ce que pour leur emploi, mais pour une régularisation de son utilisation. Est-il vraiment raisonnable, sauf raison exceptionnelle, d’emmener ses enfants à l’école en voiture à Saint-Mandé ?
En terme de qualité de vie, de protection de l’environnement, de pouvoir d’achat atteint par l’augmentation du prix des carburants, nous avons tout à gagner, individuellement et collectivement, à laisser si possible notre voiture au garage. Et nous y sommes aidés puisque la semaine même de l’inauguration de la rénovation de l'avenue du Général de Gaulle a eu lieu celle de la deuxième tranche du tramway. La mobilité urbaine s’en trouve facilitée, nombre d’usagers dont des Saint-Mandéens voyant leur temps de trajet raccourci.
Avec la réalisation du tramway, ce sont également les espaces urbains qui ont été embellis comme on peut commencer à le voir Porte de Vincennes. La nouvelle politique de tarification mise en œuvre par le conseil régional d’Ile-de-France va également dans le même sens. Enfin, Autolib' permet d’assurer la possibilité de disposer d’une voiture quand besoin est.
Si nous devons nous mobiliser, faisons-le pour la poursuite du développement de transports en commun peu onéreux, confortables et ponctuels et non pour regretter l’époque révolue où la voiture était reine ! Avec ce réaménagement de l’espace urbain qui nous entoure, et l’amélioration de notre qualité de vie qui en résulte, voici une raison de satisfaction.
En cette fin d’année, nous vous souhaitons à tous et à toutes de joyeuses fêtes avec une pensée toute particulière à ceux et celles qui sont isolés. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes 
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 177 (décembre 2012-janvier 2013)

dimanche 18 novembre 2012

Application du quotient familial à la restauration scolaire : une demande des familles saint-mandéennes

Une large majorité des familles saint-mandéennes voudrait la mise en œuvre du quotient familial pour les tarifs de la restauration scolaire ainsi que pour l’ensemble des activité proposées par la ville. Les associations de parents d’élèves se sont fait l’écho de cette revendication on ne peut plus légitime. Est-il en effet normal qu’à revenu égal, une famille de quatre enfants paie le même tarif qu’une famille de deux enfants ? Est-il juste qu’avec le même nombre d’enfants une famille disposant d’un revenu de deux à trois fois supérieur à celui d’une autre, et même plus, se voit appliquer le même tarif ? 
Assurément non. C’est bien pourquoi nombre de communes quelle que soit leur couleur politique l’ont compris et appliquent le quotient familial. Depuis des années, les élus socialistes avec les autres élus de gauche réclament l’application du quotient familial pour la restauration scolaire et toutes les activités de la ville. 
Mais à Saint-Mandé le maire a toujours fait la sourde oreille. À en croire la majorité municipale, le système de Saint-Mandé serait bien plus favorable aux familles... Peut-être pour les familles les plus aisées dont le maire attend un soutien électoral, mais certainement pas pour la grande majorité des familles qui ne semble pas partager l'avis du maire. 
Or, à ce jour, s’il y a bien une tendance majoritaire qui se dégage dans notre pays, c’est le rejet des mesures et des politiques qui ne tendent qu’à privilégier les plus aisés de nos concitoyens. Le même tarif pour la restauration scolaire quel que soit le nombre d’enfants et les revenus des parents est l’illustration même de ce type de politique. 
Nous poursuivrons nos efforts pour obtenir l’application du quotient familial aux tarifs de la restauration scolaire. Au résultat qui sera obtenu, tout un chacun pourra constater si le maire de Saint-Mandé est soucieux de l’intérêt de toutes les familles ou seulement d’une partie de celles-ci. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes 
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 176 (novembre 2012), p. 40

mardi 25 septembre 2012

Une Saint-Mandéenne au conseil régional d'Ile-de-France

Sandra Provini vient d'être appelée à rejoindre le groupe socialiste au sein du conseil régional d'Ile-de-France et à soutenir ainsi activement le travail de l'équipe dirigée par Jean-Paul Huchon. Conséquence directe de l'application des principes de non-cumul des mandats ayant conduit, en particulier, la nouvelle députée de notre circonscription, Laurence Abeille, à céder son siège au conseil régional, cette élection constitue un événement et une chance inédite pour notre ville.
Agée de 30 ans, mère de deux enfants, maître de conférences en littérature française, Sandra Provini a toujours vécu à Saint-Mandé. Responsable de la section socialiste de notre ville depuis quatre ans, elle a été candidate en 2008 aux élections municipales sur notre liste "Saint-Mandé, ouvrons l'avenir", ainsi qu'au second tour de l'élection cantonale, avant de mener activement, en 2010, une campagne de terrain sur la liste de Jean-Paul Huchon.
Avec l'ensemble des élus socialistes du conseil régional, nous sommes assurés qu'elle sera attentive aux dossiers touchant à la vie quotidienne des Val-de-Marnais et tout particulièrement des Saint-Mandéens, et qu'elle aura à cœur d'accompagner l'effort de modernisation et de justice sociale porté par la majorité de gauche dans le domaine des transports, de l'éducation, du logement, de la formation professionnelle, du développement économique ou encore de l'environnement, effort dont elle rendra régulièrement compte à ses concitoyens.
C'est une bonne nouvelle pour notre ville et nous ne pouvons que nous en féliciter.
Pour joindre Sandra Provini : Groupe socialiste
, Région Ile-de-France - 57 rue de Babylone - 75007 Paris. Tél. : 01 53 85 68 95 (groupe socialiste).
Courriel : sandra.provini@iledefrance.fr

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 175 (septembre-octobre 2012), p. 50

dimanche 8 juillet 2012

En route pour le changement !

En ce début d’été, nous sommes arrivés au terme d’un long processus électoral qui a conduit à la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle et au basculement à gauche de notre circonscription à l’issue des élections législatives. L’élection de Laurence Abeille, candidate Europe-Ecologie Les Verts, et de sa suppléante socialiste Claire Lemeunier constitue un évènement historique car la circonscription de Saint-Mandé-Vincennes-Fontenay était jusque-là une des rares de France à n’avoir jamais élu un député de gauche. 
Cette aspiration au changement, ce rejet des politiques menées depuis 10 ans par un parti à bout de souffle, ce désir de voir des têtes nouvelles, s’est traduit le 17 juin par l’élection d’une députée qui votera les lois permettant au nouveau gouvernement la mise en oeuvre de politiques plus solidaires, plus écologiques et plus respectueuses des hommes au plan social et économique. Ce vote massif en faveur de la gauche témoigne d’une volonté profonde de mettre un terme à l’explosion des inégalités qui aura été la marque du précédent quinquennat. 
La réduction des inégalités passe par la solidarité et la mise en place de mécanismes de régulation. Ces nouvelles orientations auront bien sûr des répercussions au niveau local. Il ne sert à rien d’agiter un chiffon rouge ou de les craindre. Nous devons prendre conscience de l’effort collectif qui doit être entrepris afin d’essayer non seulement de juguler la crise européenne mais aussi de rétablir la cohésion sociale au sein de la société française. Accès à l’emploi, accès au logement, accès à la santé, garantie pour tous d’une éducation et d’une formation de qualité, préservation de l’environnement constituent le socle des fondamentaux nécessaires à l’épanouissement de chacun d’entre nous. Prenons le pari que les petits efforts qui seront demandés à certains d’entre nous permettront d’améliorer de façon considérable les conditions de vie de beaucoup d’autres. 
Nous, élus socialistes et écologistes, sommes fiers de constater que les habitants de la circonscription, dont plus d’un tiers des Saint-Mandéens, ont choisi cette voie nouvelle. Cette législature, confrontée à la crise économique, sera certainement l’occasion de repenser, y compris à Saint-Mandé, nos modes de production, de consommation, de déplacement mais également nos politiques en matière de logement, de coopération avec les collectivités voisines permettant la mise en œuvre d’actions communes pour le bien du plus grand nombre. C’est au travers ce souci de l’intérêt collectif que pourra se recréer du lien social, profondément mis à mal par le précédent gouvernement et sa majorité. C’est notre bien-être à tous qui en sera amélioré. 
Dans ce contexte d’espérance nous vous souhaitons à toutes et à tous de bonnes vacances. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, Brigitte Arthur, David Gréau 
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 174 (juin-juillet-août 2012), p. 48-49

vendredi 15 juin 2012

Appel à voter Laurence Abeille et Claire Lemeunier dimanche 17 juin

Suite aux résultats du premier tour des élections législatives dans notre circonscription de Saint-Mandé-Vincennes-Fontenay et à l'opportunité historique de battre le député sortant de la Droite populaire Patrick Beaudoin, les élus de l'opposition de Saint-Mandé appellent tous les électeurs à se mobiliser et à venir voter dimanche pour la candidate Laurence Abeille (EELV) et sa suppléante Claire Lemeunier (PS), afin de donner une majorité de gouvernement à François Hollande.

Geneviève Touati, Brigitte Arthur, Benoît Ains, David Gréau

jeudi 3 mai 2012

Appel à voter François Hollande au second tour de l'élection présidentielle


Membres de l'opposition au conseil municipal de Saint-Mandé, nous appelons conjointement les électeurs de notre ville à voter dimanche 6 mai pour François Hollande face à Nicolas Sarkozy. Le candidat de la gauche au second tour, qui a salué au soir du 22 avril les campagnes d'Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon, est en mesure de battre le président UMP en place depuis cinq ans, président dont la politique a eu des effets déplorables sur le contexte économique et social de notre pays. L'enjeu de ce scrutin appelle à l'évidence une mobilisation massive de toutes les forces progressistes et écologistes dans notre commune.


Vos conseillers municipaux: Geneviève Touati et Benoît Ains (Parti socialiste), Brigitte Arthur et David Gréau (Europe Écologie Les Verts), Michel Mahérou (Front de Gauche).
Sur la photo: B. Arthur, G. Touati et M. Mahérou à la mairie de Saint-Mandé au soir du premier tour.

jeudi 26 avril 2012

La majorité municipale se félicite de sa politique en matière de logement social ! Et ce n'est pas un poisson d'avril.

Profitant d’un tract diffusé par des membres du Parti socialiste à propos de la vente à la découpe de l’ensemble immobilier 22 rue de l’alouette, le député-maire a cru bon d'adresser aux habitants de Saint-Mandé une lettre faisant l’apologie de sa politique en matière de logements sociaux, dont il aurait augmenté le nombre de 85% ! Et de nous taxer, élus socialistes, d’hypocrisie et d’électoralisme. 
Rappel de quelques vérités à notre député-maire, qui paraît avoir la mémoire courte et ferait bien de relire les procès verbaux des conseils municipaux, les tribunes de l’opposition dans le BMO avant de raconter ce qui lui plait à des fins éminemment partisanes. 
L’acceptation du logement social par notre édile fut laborieuse. A l’origine, n’avait-il pas organisé une pétition pour appeler les Saint-Mandéens à s’opposer à la loi SRU, expliquant que les barres et les tours allaient envahir Saint-Mandé ? Rappelons que notre député-maire fut adjoint à l’urbanisme de R.-A. Vivien, lequel en son temps aurait volontiers mis la main sur les terrains appartenant aujourd’hui au Val-Mandé, pour y permettre la réalisation d’opérations de promotion immobilière. Aujourd’hui Saint-Mandé n’a pas de foncier. Mais à qui la responsabilité si ce n’est à la même majorité en place à Saint-Mandé, et qui a privilégié les promoteurs privés? 
La persévérance de l’opposition à dénoncer le non-respect de la loi SRU, mais aussi les amendes supportées de ce fait par notre commune, ont certes amené une évolution… Elle est bien timide comme la suite vous le démontre. Ainsi, les élus socialistes n’ont eu de cesse, et pas seulement lors de périodes électorales, de faire des propositions pour accroître le nombre de logements locatifs. Ainsi, et ce ne sont que quelques exemples parmi les plus récents : 
-Nous nous sommes opposés à la vente du 2 rue de l’Abbé Pouchard. A ce sujet, il est faux de prétendre, comme le fait le député-maire, que le produit de cette vente aurait permis la réalisation des logements situés sur le terrain de l’IGN, les deux opérations n’étant liées ni dans leur chronologie ni dans leur historique. 
-Nous avons demandé que la totalité des logements devant être construits sur le terrain EDF soient des logements locatifs et non un tiers comme prévu, et qu’ils soient accessibles à tous et non pas réservés au personnel d’une administration. 
-Avec l’OPAH il est apparu qu’il y aurait sur notre commune 10% de logements vacants. Nous avons demandé que, comme l’avait fait Paris, les propriétaires soient identifiés et contactés pour connaître les raisons de cette situation et que soit mise en œuvre une taxe sur les logements vacants. 
Que croyez vous qu’il arriva ? Aucune de ces propositions ne fut retenue, pas plus qu’il n’a été donné suite à notre demande de mise en place d’une commission d’attribution du contingent de logements réservés à la ville. Actuellement, seul le député-maire décide des dossiers qui seront soumis aux bailleurs sociaux. Enfin, faut-il rappeler que le député-maire soutient un gouvernement qui s’est refusé à lutter contre la spéculation immobilière dont les ventes à la découpe sont l’illustration, comme à tout encadrement des loyers? 
Sur le dossier du logement social à Saint-Mandé, il n’y a pas de quoi s’adresser un satisfecit pour la majorité municipale et son chef. 

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 173 (avril-mai 2012), p. 48