jeudi 26 avril 2012

La majorité municipale se félicite de sa politique en matière de logement social ! Et ce n'est pas un poisson d'avril.

Profitant d’un tract diffusé par des membres du Parti socialiste à propos de la vente à la découpe de l’ensemble immobilier 22 rue de l’alouette, le député-maire a cru bon d'adresser aux habitants de Saint-Mandé une lettre faisant l’apologie de sa politique en matière de logements sociaux, dont il aurait augmenté le nombre de 85% ! Et de nous taxer, élus socialistes, d’hypocrisie et d’électoralisme. 
Rappel de quelques vérités à notre député-maire, qui paraît avoir la mémoire courte et ferait bien de relire les procès verbaux des conseils municipaux, les tribunes de l’opposition dans le BMO avant de raconter ce qui lui plait à des fins éminemment partisanes. 
L’acceptation du logement social par notre édile fut laborieuse. A l’origine, n’avait-il pas organisé une pétition pour appeler les Saint-Mandéens à s’opposer à la loi SRU, expliquant que les barres et les tours allaient envahir Saint-Mandé ? Rappelons que notre député-maire fut adjoint à l’urbanisme de R.-A. Vivien, lequel en son temps aurait volontiers mis la main sur les terrains appartenant aujourd’hui au Val-Mandé, pour y permettre la réalisation d’opérations de promotion immobilière. Aujourd’hui Saint-Mandé n’a pas de foncier. Mais à qui la responsabilité si ce n’est à la même majorité en place à Saint-Mandé, et qui a privilégié les promoteurs privés? 
La persévérance de l’opposition à dénoncer le non-respect de la loi SRU, mais aussi les amendes supportées de ce fait par notre commune, ont certes amené une évolution… Elle est bien timide comme la suite vous le démontre. Ainsi, les élus socialistes n’ont eu de cesse, et pas seulement lors de périodes électorales, de faire des propositions pour accroître le nombre de logements locatifs. Ainsi, et ce ne sont que quelques exemples parmi les plus récents : 
-Nous nous sommes opposés à la vente du 2 rue de l’Abbé Pouchard. A ce sujet, il est faux de prétendre, comme le fait le député-maire, que le produit de cette vente aurait permis la réalisation des logements situés sur le terrain de l’IGN, les deux opérations n’étant liées ni dans leur chronologie ni dans leur historique. 
-Nous avons demandé que la totalité des logements devant être construits sur le terrain EDF soient des logements locatifs et non un tiers comme prévu, et qu’ils soient accessibles à tous et non pas réservés au personnel d’une administration. 
-Avec l’OPAH il est apparu qu’il y aurait sur notre commune 10% de logements vacants. Nous avons demandé que, comme l’avait fait Paris, les propriétaires soient identifiés et contactés pour connaître les raisons de cette situation et que soit mise en œuvre une taxe sur les logements vacants. 
Que croyez vous qu’il arriva ? Aucune de ces propositions ne fut retenue, pas plus qu’il n’a été donné suite à notre demande de mise en place d’une commission d’attribution du contingent de logements réservés à la ville. Actuellement, seul le député-maire décide des dossiers qui seront soumis aux bailleurs sociaux. Enfin, faut-il rappeler que le député-maire soutient un gouvernement qui s’est refusé à lutter contre la spéculation immobilière dont les ventes à la découpe sont l’illustration, comme à tout encadrement des loyers? 
Sur le dossier du logement social à Saint-Mandé, il n’y a pas de quoi s’adresser un satisfecit pour la majorité municipale et son chef. 

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 173 (avril-mai 2012), p. 48

mercredi 29 février 2012

Intercommunalité: une réflexion à mener

Les difficultés budgétaires que connait notre ville ne devraient-elles pas être l’occasion de réfléchir sur d’autres modes de fonctionnement ? Couper dans les dépenses est une solution qui a nécessairement ses limites. Ne serait-il pas intéressant financièrement, mais aussi en terme de développement des services rendus à la population, d’envisager une mutualisation des moyens et des compétences ?
Quelques exemples concernant Saint-Mandé.
Le Centre de la mémoire, projet que nous avons pleinement approuvé et soutenu, est un projet qui initialement devait se réaliser avec la ville de Vincennes. Mais, chacun étant maître chez lui ou voulant l’être, au final, pour des raisons demeurées quelque peu obscures, ce projet ne s’est fait que dans le cadre de Saint-Mandé. C’est regrettable car, sans enlever le mérite à ce qui été mis en place, compte tenu de la proximité géographique de nos deux villes, le même projet aurait pu d’emblée prendre une autre dimension, obtenir des modes de financement supplémentaires et, au final, permettre l’accueil d’un plus grand nombre de personnes pour un coût qui n’aurait pas été supérieur pour la collectivité, voire moindre.
Toujours dans le domaine de la santé, l’application de la réglementation concernant les DASRI (déchets d’activité de soins à risques infectieux) s’avère compliquée à mettre en œuvre en raison des normes devant être observées par les installations destinées à réceptionner ces déchets. Une réflexion avec les communes qui nous entourent n’aiderait-elle pas à trouver les solutions qui s’imposent quant à la création des installations nécessaires ? Négocier les marchés relatifs au ramassage des ordures ménagères dans le cadre de communes limitrophes ne permettrait-il pas d’obtenir de meilleures conditions de prix pour un service équivalent ?
Dans un tout autre domaine, celui de la culture, et notamment des enseignements dispensés par le conservatoire, il peut s’avérer que l’enseignement de la pratique de certains instruments de musique rencontre un nombre plus restreint d’élèves. Faut-il pour autant supprimer de tels enseignements, source d’enrichissement culturel, au motif que cela représente un coût trop important Ne faut-il pas plutôt envisager des regroupements avec des conservatoires voisins dans une commune comme la nôtre si proche des villes qui l’entourent ?
La crise que nous traversons devrait conduire à une réflexion sur la mutualisation des idées et des moyens entre communes. L’intercommunalité peut être une structure porteuse de projets nouveaux et de rationalisation des coûts
Dans la dernière tribune du BMO nous dénoncions les palmiers calamiteux de l’avenue du général de Gaulle. A l’occasion de la présente tribune, ne peut-on imaginer qu’un peu de concertation avec Vincennes aurait pu conduire à un aménagement beaucoup plus verdoyant et convivial de la couverture du RER, sinistre dalle de béton avec des fontaines (si on doit les appeler ainsi) toutes cassées et hors service…

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans Saint-Mandé Infos

vendredi 16 décembre 2011

Aménagement de l'avenue du général de Gaulle

Enfin un chantier que les élus socialistes réclamaient depuis plus de dix ans devrait voir le jour : le réaménagement d’une partie de l’avenue du général de Gaulle du carrefour de la mairie jusqu'à l’église. Etre élu de gauche à Saint-Mandé c’est savoir manier l’art de la répétition, que ce soit pour l’application de la loi SRU (quelques timides avancées), l’obtention des chèques vacances (toujours partiellement en attente), le respect de la loi sur le handicap ou l’aménagement de la ville.
La satisfaction de voir se concrétiser ce chantier n’empêche pas quelques questions. Pourquoi aura-t-il fallu attendre aussi longtemps la réalisation d’un projet souhaité par de très nombreux Saint-Mandéens, comme en témoignent les nombreux participants aux réunions d’information, et ce bien que l’organisation de ces réunions dans la précipitation n’ait pas permis à tous ceux qui le souhaitaient d’y assister ? La majorité municipale ne manquera pas de répondre que pendant ce temps d’autres chantiers ont été réalisés, sauf que tous étaient loin de répondre au même souci d’intérêt général : à titre d’exemple, le réaménagement de certaines rues, la réalisation de la maison des sports… S’agissant d’un projet aussi important pour notre commune en terme de qualité de vie pour les riverains, pour les piétons dont les personnes à mobilité réduite, et pour les usagers des transports en commun, une plus large concertation n’aurait elle pas été nécessaire ?
La majorité municipale a présenté trois projets dans un délai extrêmement court laissant peu de temps à la réflexion et à la possibilité d’émettre d’autres propositions pouvant compléter ou améliorer les études réalisées. C’est dommage et il faut espérer que ce manque de concertation ne conduise pas aux mêmes erreurs qui ont été commises lors de la réfection de la même avenue dans sa partie allant du métro au carrefour de la mairie, notamment pour l’aménagement de la circulation automobile (croisement rue du talus du cours/avenue du général de Gaulle). Espérons également que nous seront épargnés ces aménagements de bordure de trottoir incohérents et inesthétiques ainsi que ces palmiers ridicules !
C’est la dernière tribune de cette année 2011 et à cette occasion nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année, avec une pensée toute particulière pour ceux et celles qui sont isolés. Nous pensons également à tous ceux dont la situation s’est précarisée du fait de la crise et de la politique gouvernementale qui en a aggravé les effets.
Espérons que 2012 voit la mise en œuvre d’une autre politique, socialement plus juste et plus solidaire.

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans Saint-Mandé Infos

mardi 8 novembre 2011

Emprunts toxiques: le droit de savoir

Dès la parution de l’article de Libération sur les villes ayant contracté des emprunts toxiques et parmi lesquelles figure Saint-Mandé, les élus d’opposition ont adressé au maire, le 27 septembre dernier, un courrier réclamant des explications. Pour mémoire, il ne nous est jamais arrivé d’approuver le budget et ce, pour deux raisons. Les budgets qui nous sont soumis ne traduisent pas les priorités que nous soutenons. Par ailleurs, nous ne disposons bien souvent que d’informations parcellaires, ce qui, en soi, pose tout le problème d’une réelle démocratie locale.
S’agissant de la question des emprunts toxiques, nous n’avions pas attendu les révélations de Libération pour faire part de notre inquiétude au maire. Le 3 novembre nous avons enfin reçu une réponse à notre courrier. Contrairement à ce qui a pu être allégué par la majorité municipale dans la tribune du précédent BMO, notre commune a bien contracté des emprunts toxiques, c'est-à-dire des prêts présentant un niveau de risque car divisés en deux tranches, une à taux fixe, et une à taux variable non plafonné indexé notamment sur le cours du change €/CHF (franc suisse). A ce jour, l’impact financier de ces prêts sur les finances de la commune n’est pas quantifiable.
Certes, il n’est pas contestable que dans cette affaire les collectivités locales, dont Saint-Mandé, sont avant tout les victimes de pratiques bancaires et financières qui ne sont que l’un des aspects de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Mais se limiter à ce seul constat serait un peu facile. Si c’est le conseil municipal qui décide du recours au crédit pour financer une opération, il appartient à l’exécutif municipal entouré des services de la ville d’assurer la mise en œuvre de cette décision et de faire preuve de prudence comme de perspicacité lors de l’examen des offres qui lui sont proposées.
En l’espèce, comment ne pas s’étonner que deux des trois emprunts de la ville aient été contractualisés avec Dexia en 2008, autrement dit à une époque où, non seulement les difficultés de cette banque étaient connues, mais également la question des emprunts toxiques et les risques présentés par les emprunts à taux variable ? Tous ces problèmes étaient de notoriété publique ! Nous répondre dès lors « qu’à court terme la dette de la collectivité ne présentait pas de risque majeur. Aucun élément tangible ne permettait de mettre en avant de potentiels dangers financiers » laisse pour le moins perplexe.
Se satisfaire ainsi du court-terme et négliger l’au-delà alors même que les risques sont connus relève d’une curieuse conception de l’intérêt du citoyen et du contribuable. Toutes les collectivités locales qui ont contracté des emprunts en 2008 ne se retrouvent pas nécessairement avec des emprunts toxiques ! Cette simple constatation de bon sens doit conduire à s’interroger sur la vigilance dont a fait preuve l’exécutif municipal lors de la contractualisation de ces emprunts. Si le politique n’exerce pas le contrôle qui lui incombe dans de telles circonstances, comment s’étonner que la finance règne en maître avec les conséquences que nous subissons aujourd’hui ?

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 170 (novembre 2011), p. 44

vendredi 30 septembre 2011

Emprunts toxiques: les élus d'opposition interpellent le maire

Face aux révélations du quotidien Libération du 21 septembre dernier, les élus d’opposition ont adressé cette lettre au maire de Saint-Mandé pour obtenir des explications. En effet, avant même la publication par Libération de la liste des communes ayant souscrit des emprunts toxiques, nous nous étions inquiétés de ce problème. Il nous avait été répondu qu’il n’y avait pas de souci à se faire.
A ce jour, nous attendons la réponse du maire.
Geneviève TOUATI

*
Saint-Mandé, le 27 septembre 2011
Monsieur le maire,
Dans son numéro daté du 21 septembre dernier, le journal Libération fait état d’une carte des emprunts toxiques contractés par les collectivités locales parmi lesquelles figure la ville de Saint-Mandé, qui aurait ainsi emprunté près de 9,5 millions d’euros auprès de Dexia Crédit Local (DCL). Le remboursement de ces emprunts (TIPTOP EURIBOR MULTIBARRIERES, TOFIXMS+FLEXI, TOFIX DUAL EUR CHF FIXE FLEXI) génère un surcoût très important pour la ville (près de 1,6 millions d'euros).
La crise des subprimes qui a mis en évidence l’existence de ces produits toxiques puis la crise financière que nous traversons actuellement auraient nécessité que des vérifications soient effectuées d’emblée, d’autant que nous avions posé la question. Or, l’information aujourd’hui diffusée contredit ce qui nous avait toujours été assuré en conseil municipal comme en commission des finances, notamment par le maire-adjoint aux finances, à savoir que Saint-Mandé n’avait jamais contracté « d’emprunts toxiques ». Sauf oubli de notre part, l’éventualité de ce problème n’a pas même été évoquée lors du débat d’orientation budgétaire alors même qu’il a été fait longuement état de diverses sources d’incertitude rendant difficiles l’élaboration du budget. Or à ce moment l’existence d’emprunts toxiques pouvant avoir été souscrits par des collectivités locales était déjà connue.
A ce titre, nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles aucun audit n’a été diligenté à ce jour afin de déterminer avec précision les conséquences exactes de ces emprunts toxiques sur les finances de la ville et la fiscalité locale. C’est pourquoi nous demandons à ce que nous soit communiquée une situation précise de la situation de l’endettement de la commune avec un tableau clair et exhaustif répertoriant les emprunts contractés, le délai restant à courir ainsi que le coût pour la collectivité, et ce par type d’emprunt contracté. Nous souhaiterions également savoir si ces emprunts ont permis de financer la ligne de trésorerie et à quelle hauteur. Ces emprunts sont-ils renégociables et, dans l’affirmative, quelles sont les conditions financières contractuellement prévues ?
Nous savons que vous avez sollicité une explication de la part de la société DEXIA. S’il s’avérait que la ville de Saint-Mandé avait été victime de ces « emprunts toxiques », envisagez-vous d’intention une action en justice à l’instar d’autres collectivités territoriales ?
En vous remerciant pour votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de nos salutations.
Les conseillers municipaux du Parti socialiste, d'Europe Écologie Les Verts et du Parti communiste: Geneviève Touati, Benoît Ains, Brigitte Arthur, David Gréau et Michel Mahérou

jeudi 30 juin 2011

La culture, variable d'ajustement budgétaire

Deux professeurs du conservatoire, l’une enseignant le chant lyrique, l’autre la contrebasse, en poste sur notre commune depuis de nombreuses années, viennent d’être brutalement renvoyés : pour boucler son budget, la majorité municipale a décidé de la suppression de leurs postes. Sans considération pour le savoir-faire qu’ils ont déployé au service de notre commune, pour les difficultés où les place une telle décision, ces deux enseignants servent de variable d’ajustement au budget de la ville. Pour information, la majorité municipale s’était bien gardée d’informer l’opposition de ces suppressions de poste dont nous avons été avisés par des élèves du conservatoire. Nos questions n’ont reçu que des explications confuses, agrémentées de chiffres fantaisistes variant d’une commission à l’autre.
Un constat s’impose : alors qu’elle justifiait la hausse exorbitante des impôts locaux par sa volonté de maintenir le même niveau de service aux Saint-Mandéens, la majorité municipale ne tient pas ses promesses. La suppression des deux postes, et avec eux, des disciplines enseignées au conservatoire, en sont la preuve.
Ce n’est pas tout : l’examen du compte administratif a révélé que des dépenses de toute première importance pour les Saint-Mandéens, inscrites au budget 2010 – réservation de places en crèche, études pour la mise en place du Plan Local d’Habitat (dans une ville où le logement social fait tant défaut !) ou encore concernant le Plan de Prévention du Bruit - n’ont pas été réalisées, et là encore pour faire des économies. Certes les finances de notre commune comme celles de toutes les collectivités territoriales sont affectées par la politique gouvernementale, avec ses réformes à l’emporte-pièce (suppression de la taxe professionnelle) et les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (après le bouclier fiscal, suppression de l’ISF). Cela se traduit pour Saint-Mandé par une perte de ressources pour 2010 de 754 761 euros.
Mais à la différence d’autres communes, cette politique gouvernementale est approuvée et soutenue par le maire et son équipe. Par ailleurs des décisions prises par cette même majorité municipale grèvent les finances de la ville inutilement. A titre d’exemple, s’agissant du dernier conseil municipal, que dire des sommes consacrées à la vidéosurveillance ? Sans évaluation préalable du dispositif existant dont l’efficacité n’est aucunement démontrée au regard des faits les plus graves qui se sont commis sur la commune, l’installation de 9 nouvelles caméras a été décidée pour 2011 : coût 176 101 euros sans compter celui de la maintenance. Que dire également des audits décidés de ci de là, le dernier en date portant sur les écoles, de subventions allouées à certaines associations…
Voilà pourquoi aujourd’hui deux postes sont supprimés et leurs titulaires renvoyés. La majorité municipale prétend justifier ce choix par le fait que les enseignements dispensés par ces professeurs ne concerneraient qu’un nombre limité d’élèves dont parfois des non Saint-Mandéens. L’argument ne saurait être accueilli. Nombre de services ou d’activités nécessitent un personnel important en nombre. L’enseignement d’une discipline artistique n’est qu’un cas parmi d’autres. Quant aux élèves non saint-mandéens, rappelons qu’ils paient un tarif supérieur à celui des élèves saint-mandéens. Enfin si une discipline artistique de par sa spécificité n’appelle qu’un nombre limité d’élèves, pourquoi la supprimer au lieu d’envisager des regroupements avec les conservatoires des villes voisines, ce qui ne pourrait que favoriser son développement ? Encore faudrait-il se mettre à penser en termes d’intercommunalité, ce qui est loin d’être le cas à Saint-Mandé.
On commence par la culture, considérée malheureusement par certains comme un superflu, mais où cela s’arrêtera t-il ? Qui sera le prochain à voir son poste supprimé ?

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans Saint-Mandé Infos n° 168 (juin-juillet 2011)

vendredi 13 mai 2011

Retour sur les cantonales

Au lendemain du 1er tour des cantonales, nous avons considéré qu’il était indispensable de connaître la position du maire s’agissant des duels opposant au second tour un candidat de gauche à un candidat du FN. S’alignait-il sur la position officielle de l’UMP rejetant toute consigne de vote ou, comme l’ont fait certains et non des moindres dans cette formation, considérait-il qu’au-delà des divergences de fond opposant la gauche à la droite, notamment en matière économique et sociale, nous devions défendre un socle commun de valeurs qui sont celles de la République ? Une lettre lui a été adressée en ce sens par l’ensemble des conseillers municipaux de gauche.
La réponse du député-maire fut malheureusement particulièrement décevante, écartant tout front républicain au motif qu’un appel à voter pour un candidat de gauche reviendrait à laisser dire qu’UMP / PS ou autres sont la même chose.
L’argumentation ne peut manquer de surprendre : les valeurs de la République ne sont-elles pas notre bien commun ? Ne sont-elles pas le garant de notre débat démocratique ? C’est aussi faire preuve de peu de considération pour les électeurs que de les considérer comme incapables de prendre la mesure de certains enjeux.
Pour le député-maire, il ne paraît pas y avoir de différence entre les valeurs dans lesquelles s’inscrit tout candidat socialiste, communiste ou vert, et celles d’un candidat se réclamant de l’extrême-droite. C’est consternant et pour le moins inquiétant dans le contexte que nous traversons.
Sous prétexte de décomplexer, on assiste à une montée en puissance de propos et de pseudo-analyses à connotation ouvertement xénophobe. La laïcité, valeur fondamentale de notre République, est détournée de son sens pour être utilisée, pour non pas comme un lien social mais, tout au contraire, pour stigmatiser une partie de nos concitoyens parce que musulmans, créant ainsi les conditions du repli identitaire et l’émergence des communautarismes.
Le refus d’un front républicain face au FN s’explique-t-il réellement par la peur d’une confusion UMP / PS ou par des considérations beaucoup plus politiciennes à la veille d’échéances politiques majeures ?
Ne pas adopter une position claire et sans arrière-pensée constitue une faute politique et morale qui pourrait bien demain s’avérer lourde de conséquences.

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune publiée dans Saint-Mandé Infos n° 167 (avril-mai 2011), p. 54

*
NB: une nouvelle réunion d'information sur l'aménagement du terrain EDF, le chantier et les travaux est programmée ce mercredi 18 mai à 19h, à l'école Germaine Tillion.

vendredi 25 mars 2011

Lettre à M. Patrick Beaudouin

Nous reproduisons ci-dessous une lettre déposée hier à la mairie de Saint-Mandé, à destination de M. Patrick Beaudouin.

Saint-Mandé, jeudi 24 mars 2011
Monsieur le Maire,
Les médias rapportent depuis quelques jours les hésitations d'une partie de l'UMP au sujet de l'attitude à adopter lors du second tour des élections cantonales, qui voient malheureusement le Front national se maintenir dans de très nombreux cantons. Dans le Val-de-Marne, le FN sera ainsi présent dans 8 cantons sur 25 : il y affrontera le Parti communiste dans 5 cantons, le Parti socialiste dans 3 cantons. Dans ces duels, les résultats du premier tour placent en bonne position le candidat de gauche arrivé en tête et désormais soutenu par l'ensemble de la gauche gouvernementale. Pour autant, aucune élection n'est jamais acquise, et la présence du FN à un second tour ne saurait être prise à la légère.
La question qui se pose aujourd'hui est donc simple et reste, à notre connaissance, sans réponse de votre part à ce jour, ce qui explique le caractère public de notre démarche, tout comme son caractère d'urgence : appelez-vous les électeurs à faire obstacle au Front national en votant dimanche 27 mars, dans les cantons concernés, pour ces candidats de gauche?
Vous avez été conseiller général du Val-de-Marne pendant près de quatorze ans, vous êtes maire de Saint-Mandé depuis 1995, député depuis 2002, membre important de la fédération départementale de l'UMP, et à ce titre vos prises de position ont une portée politique particulière. Vous n'êtes bien sûr propriétaire d'aucune voix, mais les mandats que vous ont confiés nos concitoyens à plusieurs reprises vous donnent une responsabilité singulière dans l'espace public. En outre, dans le contexte médiatique actuel, marqué par une grande confusion, les électeurs de la 6e circonscription du Val-de-Marne sont en droit de se demander quelle est votre position exacte, sur une question qui, sans toucher immédiatement les villes de Saint Mandé, Vincennes et Fontenay-sous-Bois, revêt à l'évidence une dimension nationale.
Le président Jacques Chirac, dont la réélection en 2002 avait été portée par des millions de voix d'électeurs de gauche et avait fortement conditionné la victoire de l'UMP aux élections législatives suivantes, a toujours, pour sa part, eu conscience de la gravité de ces questions. Cette conscience l'a amené, comme vous le savez, à toujours refuser la moindre équivoque dans ses consignes de vote en cas d'interférence du Front national.
La question qui se pose aujourd'hui est donc sérieuse et ne souffre, selon nous, aucune hésitation, aucun délai ni aucune ambiguïté sémantique. Elle dépasse largement le cadre des élections en cours, et touche aux principes mêmes de l'engagement politique. Il ne s'agit pas de savoir si un électeur de droite « peut », si le cœur lui en dit, voter pour la gauche au deuxième tour face au FN. Il s'agit de savoir si cet électeur a le devoir moral de le faire, de la même façon que les électeurs de gauche ont, selon nous, le devoir moral de voter pour la majorité présidentielle là où cette dernière reste seule en lice contre le FN.
Au surplus, est-il besoin de le dire, s'abstenir ou voter blanc dimanche prochain ce n'est pas combattre le Front national, c'est à l'inverse mettre sur un plan d'égalité le Front national et des partis de gouvernement ayant dirigé quinze ans la France au cours des trente dernières années.
Pour finir et à titre personnel, il ne nous est pas indifférent de connaître votre position, nous qui vous côtoyons depuis plusieurs années au conseil municipal de Saint-Mandé et qui pensons partager avec vous, au-delà de nos désaccords politiques notoires, certaines valeurs républicaines essentielles.
Dans l'attente de votre réponse, nous prions de croire, M. le Maire, à l'expression de nos salutations distinguées.

Les conseillers municipaux du Parti socialiste, d'Europe Écologie Les Verts et du Parti communiste: Geneviève Touati, Benoît Ains, Brigitte Arthur, David Gréau et Michel Mahérou

lundi 21 mars 2011

Mobilisés pour le logement social à Saint-Mandé

Nous étions ce week-end mobilisés avec les militants et sympathisants socialistes pour la défense du logement social à Saint-Mandé. Malgré le retour du froid et le contexte très marqué par les événements internationaux, l'accueil positif et l'intérêt manifesté par les Saint-Mandéens à l'égard de notre initiative témoigne de l'urgence de la situation et de la gravité de la crise du logement dans notre ville.
En effet, la politique a minima menée par la municipalité UMP en place n'est pas à la hauteur des enjeux: immeuble vendu au privé, opacité des décisions, quantité de logements sociaux largement insuffisante même lorsque le foncier est disponible, manque d'ouverture dans les mécanismes d'accession à ces logements, etc. La loi SRU, dont les vertus en terme de cohésion sociale sont aujourd'hui reconnues même à droite, mérite mieux que cette attitude faussement fataliste, défensive et étroitement conservatrice, qui semble orientée par la recherche permanente de l'entre-soi.
L'intégralité du tract diffusé est à retrouver sur le blog de la section PS de Saint-Mandé.
Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes

lundi 28 février 2011

Terrain EDF: l'occasion manquée

"Tranquillement", "sereinement" sont des qualificatifs régulièrement employés par le maire et sa majorité pour qualifier leur politique municipale.
En matière de logement à Saint-Mandé, stagnation et mauvaise volonté seraient des termes plus appropriés. Ceux qui ont assisté à la réunion publique concernant le devenir du terrain EDF rue du Cdt Mouchotte auront pu vérifier ce que nous indiquions dans le dernier BMO : une quinzaine de logements sociaux au plus, et de surcroît réservés au personnel de la défense, seront réalisés. En termes de foncier disponible ce terrain était actuellement la dernière opportunité qui se présentait pour réaliser des logements locatifs accessibles au plus grand nombre.
Alors que d’autres communes de la région parisienne de tout bord réfléchissent et mettent en œuvre des politiques pour essayer de remédier à la crise du logement (encadrement des loyers, obligation de 20 % de logements sociaux lors de la réalisation de nouveaux programmes immobiliers), à Saint-Mandé on refuse le moindre effort. Pas de mixité sociale à Saint-Mandé : que ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter ou de payer des loyers exorbitants aillent se loger ailleurs ! La majorité n’a-t-elle pas préféré il y a peu vendre des appartements propriété de la commune, rue de l’abbé Pouchard, alors que six logements pouvaient être loués comme nous le demandions ?
Et qu’on ne nous oppose pas l’existence de quelques opérations en cours : ce sont les mêmes depuis des années ! A ce jour, le nombre de réalisations effectives de logements sociaux à Saint-Mandé est minime. Rappelons que Saint-Mandé fait partie, avec Neuilly-sur-Seine, des cinq villes de France déboutées par la Commission nationale de leurs demandes d’abaissement de l’objectif de logements sociaux pour la période 2008-2010.
Pour nous élus socialistes, la totalité des logements qui vont être construits sur le terrain EDF devraient être réservés à la location avec des loyers modérés. Dans le contexte de crise que nous traversons, le choix de la majorité municipale, qui est un choix politique, est particulièrement inacceptable.

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans Saint-Mandé Infos n° 166 (février-mars 2011)