lundi 28 octobre 2013

Entrée en campagne

En raison de l'entrée en campagne en vue des élections municipales de mars 2014, ce blog sera désormais placé en veille, l'ensemble des messages restant à la disposition de tous. 
Merci de nous avoir suivis depuis 2008, d'avoir fait vivre, par vos commentaires oraux ou écrits, cet espace d'information et d'échange !
Bien cordialement à tous et à très bientôt,

Geneviève Touati, Benoît Ains, vos élus socialistes

mercredi 25 septembre 2013

Ouverture du parc zoologique et tranquillité des riverains

À quelques mois de l’ouverture au public du parc zoologique, des Saint-Mandéens habitant à proximité s’interrogent légitimement sur les perturbations qu’ils pourraient être amenés à subir du fait de l’accroissement de la circulation, des difficultés de stationnement et de la présence de cars. Si l’inquiétude est légitime, on ne peut qu’être surpris de l’intérêt subit de l’ensemble des élus de droite sur cette question. 
En effet, gouverner c’est prévoir. Il est étonnant que dans une commune où la rénovation du parc zoologique a donné lieu à une telle médiatisation autour du maire, alors député, et de l’ensemble de son équipe, avec présence d’artistes, cette question de la préservation de la tranquillité des riverains n’ait pas été étudiée. À entendre les mêmes aujourd’hui, rien ne serait prévu pour le stationnement des cars et des véhicules des particuliers, les rues de Saint-Mandé et les places de stationnement seront envahies avec les difficultés de circulation qui en résulteront. 
Si les risques sont tels, il sera donné acte à l’ensemble de l’équipe municipale, telle qu’elle était alors composée, qu’elle n’en a pas pris la mesure à temps. Sur le fond, une fois de plus, l’ensemble des élus de droite sombre dans l’exagération, reprenant à peu de chose près le même argumentaire que celui développé en son temps à propos du tramway (qui allait provoquer le plus vaste embouteillage de France et de Navarre dans les rues de Saint-Mandé !) avec toujours le même responsable : la ville de Paris et son maire. 
S’agissant du parc zoologique, peut-on sérieusement imaginer que la ville de Paris envisage de transformer la Porte Dorée en un gigantesque parking de cars et que la préfecture de police de Paris laisse faire ? Concernant le stationnement, soyons clairs : ce ne sont pas des places de stationnement qui garantiront la tranquillité des riverains, pour la raison évidente que toute voiture supplémentaire qui stationne contribue à l’augmentation de la circulation et par conséquent du bruit et de la pollution, au grand détriment des riverains de l’avenue Daumesnil et des rues adjacentes. 
Dans sa réponse à un sénateur (J.O. du Sénat, 1er août 2013), le ministère de l’intérieur, rappelant que dorénavant le zoo était desservi par le tramway, indique fort justement que la solution passe par l’amélioration de l’offre de transports collectifs. Des projets de navettes sont également à l’étude. Dans un article publié récemment dans la presse, la directrice du zoo expliquait que « le projet de rénovation a pour ambition de répondre aux préoccupations écologiques. On ne peut donc pas dans le même temps encourager les transports individuels. Nous sommes pour les modes de transport collectifs et les modes de circulations doux. » 
C’est en ce sens que devraient se faire les interventions de la municipalité auprès des autorités en charge du dossier. Mais y a-t-il eu seulement des interventions, des courriers, un suivi du dossier ? S’il en est de même que pour l’enquête auprès des Saint-Mandéens habitant le sud de la ville pour recueillir leur avis quant au déplacement avenue Daumesnil de l’arrêt du bus 46 actuellement situé avenue Sainte-Marie, on peut en douter, nombre d’habitants n’ayant jamais été destinataires du questionnaire (de même que les élus d’opposition) ! 
Permettre aux Saint-Mandéens voisins du parc zoologique de vivre dans la tranquillité passe principalement par une offre de transports collectifs satisfaisante pour accéder à celui-ci. C’est dans ce sens que nous devons travailler.

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 181 (septembre-octobre 2013), p. 44

jeudi 11 juillet 2013

Stop à l’incivisme et aux violences

Il y a trois semaines (entre le 29 mai et le 2 juin), Saint-Mandé était le théâtre d’affrontements entre bandes de jeunes, dont l’un fut blessé. Peu de temps auparavant, des personnes participant dans la rue à une quête pour le compte d’une association humanitaire avaient été victimes de propos d’une incroyable grossièreté de la part d’adolescents. Ces faits inadmissibles s’inscrivent malheureusement dans un contexte qui s’aggrave pour ne pas avoir été traité initialement comme il aurait dû l’être. En effet, depuis quelques années nous n’avons pu que constater l’augmentation d’incivilités en tous genres : stationnement intempestif, circulation de scooters au mépris du code de la route, attroupement de jeunes à l’attitude provocante interpellant les passants… Ce phénomène n’est malheureusement pas spécifique à notre commune. 
Ce qui l’est davantage, c’est que parmi ceux qui font preuve d’un tel comportement, certains n’hésitent pas face aux protestations suscitées à prétendre être victime… de racisme ! Pour ne pas s’exposer à un tel reproche, dont la stupidité n’échappera pourtant à personne, la réponse des autorités municipales n’a pas été à la hauteur de la situation, allant parfois jusqu’à affirmer contre toute évidence que tout ceci était l’œuvre de jeunes provenant d’autres communes ! Le résultat est là : aujourd’hui il ne s’agit plus uniquement d’incivilités mais de violences, et les auteurs de tous ces faits déplorables sont bel et bien, pour partie, des jeunes Saint-Mandéens. 
Si la situation s’aggrave, c’est aussi parce qu’au sentiment d’impunité qui prévaut chez certains par suite de l’absence de fermeté dont a fait preuve la majorité municipale, répond chez d’autres l’exaspération qui ne peut qu’être mauvaise conseillère. Pour notre part, élus socialistes, nous condamnons tout laxisme en la matière sans craindre de nous voir imputer de quelconques préjugés comme nous l’avons exposé lors du dernier conseil municipal. 
Il faut mettre un terme à la dérive que connaît Saint-Mandé et mener une politique volontariste. Dans l’espace public, le respect des règles de droit doit s’imposer à tous et à toutes. Les incivilités, les infractions doivent être sanctionnées avec impartialité dans l’intérêt général, sans s’arrêter aux arguties de certains voulant y voir une discrimination. Lorsque ces agissements sont le fait de mineurs, le maire, la police municipale devraient en aviser systématiquement les familles. L’instruction civique n’étant pas le monopole de l’école, la majorité municipale pourrait également réfléchir sur la mise en œuvre d’actions éducatives en direction des enfants et des adolescents pour leur apprendre l’importance du vivre-ensemble, que chacun a ses propres origines et que celles-ci ne doivent pas constituer des clivages. Sans se laisser aller à la dramatisation – et à ce sujet les propos outranciers tenus par le premier adjoint sur son blog sont inadmissibles – il y a urgence à prendre en main cette situation qui voit se développer un climat d’insécurité et d’intolérance avec tous les risques que cela comporte. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 180 (juin-juillet-août 2013), p. 50

dimanche 2 juin 2013

Gouvernance à Saint-Mandé, ou l’art des faux-semblants

Nous reproduisons ci-dessous l'entretien avec Geneviève Touati et Benoît Ains paru dans le deuxième numéro de Saint-Mandé socialiste (deuxième trimestre 2013, p. 2), journal de la section PS de notre ville. Le journal est à retrouver dans son intégralité sur le site de la section.

Les élus socialistes dénoncent depuis de nombreuses années les problèmes de gouvernance à Saint-Mandé. Quelles sont les insuffisances dans ce domaine ? 
La situation saint-mandéenne se caractérise par une extrême concentration des mécanismes de décision autour de la personne du maire, ce qui témoigne d’une conception passéiste du pouvoir, marquée par une certaine culture du chef. La personnalisation qui en résulte dans la communication municipale est souvent caricaturale et d’un autre âge. Le maire de Saint-Mandé ayant perdu son siège de député, cette tendance a peu de chance de s’inverser d’ici aux prochaines élections municipales. 
À tous les niveaux, la pratique de la concertation est par ailleurs en trompe-l’oeil. L’information circule mal à l’intérieur du conseil municipal et dans les commissions, les élus n’étant pas suffisamment associés, en amont, à l’élaboration des textes. Ajoutons que la récente fracture survenue au sein même de la majorité municipale élue en 2008 semble avoir résulté, pour partie, de cet exercice trop solitaire du pouvoir. 

Dans l’actualité récente, quels sont les exemples concrets qui illustrent ces problèmes de gouvernance ? 
Un exemple simple : les élus socialistes ont demandé pendant plus d’un an à participer à la rédaction du cahier des charges préalable au renouvellement du marché de la restauration scolaire, le seul marché relevant cette année de la commission d’appel d’offres. Cette demande de bon sens n’a pas été satisfaite ! 
Second exemple : suite à un vote sur la modification du PLU présenté comme un simple toilettage destiné à corriger de petites erreurs portant notamment sur des classifications en « espaces verts », nous avons appris l’existence d’un projet de déménagement de la crèche départementale située rue de Bérulle et peut-être même du conservatoire. Il s’agirait de déplacer la crèche sur le terrain de l’IGN. Or les familles n’ont à ce jour nullement eu voix au chapitre. Nous demandons en outre, depuis lors, des éclaircissements sur l’avenir du terrain qui serait rendu disponible par une telle opération: aucune réponse ne nous est fournie. 
On touche ici au coeur du déficit d’information. Le maire fait voter des délibérations ponctuelles et purement techniques en apparence, mais qui s’intègrent dans un cheminement dont la finalité, discutable, n’est jamais explicitée et n’apparaît souvent qu’après coup. Pour la rue de Bérulle, on peut supposer qu’une parcelle aussi vaste ne resterait pas longtemps inoccupée, tant on sait que l’immobilier a horreur du vide à Saint-Mandé. 

Comment fonctionne, dans ce contexte, la démocratie locale à Saint-Mandé ? 
Elle manque pour le moins de vitalité ! Il n’existe aucune structure de concertation du type conseils de quartier, et les Saint-Mandéens ne sont pas réellement associés à l’aménagement de leur cadre de vie. Les consultations « citoyennes » organisées ces dernières années se sont apparentées à des opérations de communication, les processus de débat et de décision restant toujours étroitement contrôlés pour ne pas remettre en cause les préférences de la municipalité. Faire davantage confiance à nos concitoyens permettrait pourtant d’éviter quelques aberrations, à l’image de ce jardin David-Néel, minéral et inhospitalier, qui ne dispose pas même d’un bac à sable pour les enfants en bas âge. En l’absence de véritable structure d’écoute et de discussion, une partie de la population reste dans l’indifférence à l’égard des affaires communales, et ce désintérêt est profondément inquiétant. 

Comment redonner le goût de la délibération collective aux Saint-Mandéens ? 
Plutôt que de monter en épingle quelques projets étriqués, il faudrait mettre en discussion les vrais enjeux d’avenir (inter-communalité, liens avec la capitale, transports dans le cadre du Grand Paris), forger une vision de long terme. Sous prétexte de défendre le particularisme de « Saint-Mandé, petit village » (dixit notre édile), le maire cache mal sa volonté de garder la mainmise sur un territoire géré comme un fief, refusant tout nouveau partage des responsabilités. Il serait temps de promouvoir une conception plus ouverte et moins orgueilleuse de la gouvernance locale !

dimanche 5 mai 2013

Le budget municipal 2013 : une tragi-comédie entre ridicule et incompétence

395 336 euros.
C’est le montant des intérêts des emprunts toxiques de la commune inscrit au budget 2013, montant susceptible de varier d’ici la fin de l’année avec de plus fortes probabilités que ce soit à la hausse qu’à la baisse. 
Certes, on ne redira jamais trop la responsabilité des banques et de tout un mécanisme de spéculation financière qui gangrène nos économies. Mais la ville aurait pu limiter les frais : ce n’est en effet qu’aujourd’hui que la commune a décidé d’engager une action en justice alors que d’autres collectivités locales l’ont fait depuis longtemps, que les premiers jugements sont prononcés et condamnent les organismes bancaires en annulant le taux d’intérêt contractuel pour lui substituer celui de l’intérêt légal ! Les élus de gauche ont pourtant maintes fois demandé à ce que soit engagée une action en justice. Prudence, prudence nous répétait la totalité de la majorité municipale de l’époque, y compris le nouvel adjoint aux finances qui aujourd’hui veut faire croire que lui agit au contraire de son prédécesseur. 
Voilà comment partent en fumée nos impôts. Saint-Mandé, commune de droite garante d’une bonne gestion des deniers publics ? La question prête à rire quand on voit l’amateurisme dans lequel a été élaboré et voté le dernier budget : alors même qu’on ignore le montant exact des intérêts que nous devrons supporter, aucune provision n’a été prévue au budget... Si la charge des emprunts toxiques augmente, que se passe-t-il ? Un nouvel emprunt ? 
Et ce n’est pas la seule dépense vaine : faut-il rappeler les 100 000 euros d’étude pour transformer la salle des fêtes en salle de spectacle comme le voulait le maire, l’aménagement du jardin Alexandra David-Néel avec des fontaines qui le jour même de l’inauguration étaient cassées pour certaines ? Les pénalités de la loi SRU ? Des subventions contestables à des organismes dont on ne voit pas bien l'utilité en période de restrictions budgétaires ?
Tout au long de la mandature nous avons dénoncé cette gestion et ces choix.
Il semble bien aujourd'hui que le temps nous ait donné raison.

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes
Brigitte Arthur, David Gréau, élus écologistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 179 (avril-mai 2013), p. 46-47

jeudi 7 mars 2013

Fracture au sein de la majorité municipale

Ce n’était pas une surprise puisque le maire nous en avait informé la veille du conseil municipal du 30 janvier dernier : deux de ses adjoints, Claire Pallière et Guy Montagnon, ainsi que trois autres conseillers municipaux de sa liste avaient décidé de créer un groupe autonome, avec l’intention déterminée de présenter en 2014 une liste de droite républicaine menée par Claire Pallière. 
Simple question d’égo, d’ambition personnelle ? Plus complexe… 
En effet, lors de ce conseil municipal où figurait à l’ordre du jour la question du maintien ou non de ces dissidents dans leurs fonctions d’adjoint, ceux-ci ont exposé les raisons de leur décision. C’est un mode de gouvernance du maire qu’ils remettaient en cause. Nous avons ainsi entendu, notamment à travers les propos de l’adjoint aux finances et à la culture, la dénonciation d’une vision passéiste de notre commune, du refus de toute anticipation notamment en matière d’intercommunalité, des effets d’annonces qui n’étaient pas budgétés, du désintérêt porté à des rapports concernant la gestion de la ville, de la façon dont pouvait être traité le personnel communal. Le terme de souffrance fut même utilisé. 
Les problèmes ainsi évoqués, assez éloignés de simples questions de personnes, ont retenu toute notre attention. Que de fois avons-nous dénoncé une gestion conservatrice de la ville ? 
Pour autant, au moment du vote sur le maintien de nos collègues dans leur fonction, il ne pouvait être question de prendre parti dans ce qui est une dissension concernant la droite municipale. Quelle que soit l’estime qu’appelle leur démarche, ce nouveau groupe a fait partie d’une majorité avec laquelle nous avons d’importantes divergences et qui s’est toujours refusée à des réformes que nous estimons essentielles : application du quotient familial pour la restauration scolaire et toutes les activités proposées par la ville, création d’une commission d’attribution des logements sociaux, augmentation du nombre de ces logements notamment sur le site EDF, strict respect de la laïcité… 
Après avoir exposé ces raisons, c’est à l’unanimité que nous, élus de gauche, avons exprimé un vote blanc. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans le prochain Saint-Mandé Infos

jeudi 14 février 2013

Tarification de l'électricité 2009-2012 : une surfacturation généralisée

Nul n’ignore la fracture qui vient de se produire dans la majorité municipale. Jusqu’aux prochaines élections municipales, nous allons assister à une gestion a minima de notre commune, la majorité municipale risquant d’être davantage occupée par ses stratégies électorales. Pour notre part nous préférons consacrer cette tribune à un sujet qui touche au pouvoir d’achat : le coût de l’électricité

Les 22 octobre et 28 novembre derniers, le Conseil d’Etat a annulé deux arrêtés pris sous l’ancien gouvernement, suite aux recours en annulation déposés par le SIPPEREC (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication) auquel adhère Saint-Mandé. 
Le premier de ces recours portait sur les tarifs réglementés de la vente de l’électricité tels que fixés par l’arrêté du 12 août 2009. Le SIPPEREC dénonçait leur opacité du fait de l’absence de critères objectifs justifiant la différenciation des prix appliqués : pour une même consommation et une même puissance, tout le monde ne payait pas le même prix, en violation du principe d’égalité du service public. Le Conseil a validé cette analyse et annulé l’arrêté du 12 août 2009. 
Le second recours concernait le TURPE, c'est-à-dire les coûts d’acheminement de l’électricité payés par tous les consommateurs. ERDF, filiale d’EDF, avait « oublié » de défalquer les provisions sur investissements pour les travaux de renouvellement du réseau déjà payées par les usagers, soit un peu plus de 10 milliards d'euros fin 2011, d’où une surfacturation généralisée. Là encore le Conseil d’Etat a donné gain de cause au SIPPEREC. 
De nouvelles grilles tarifaires doivent être mises en place tandis que doit être déterminé pour chacun des 28 millions d’usagers concernés le trop perçu pour la période 2009-2012, qui devra leur être remboursé. Une première étape vers une réelle transparence des tarifs de l’électricité et davantage d’équité entre les usagers du service public ! 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes 
Tribune à paraître dans le prochain Saint-Mandé Infos

samedi 26 janvier 2013

Conseiller municipal d'opposition : un engagement au quotidien

Nous reproduisons ci-dessous l'entretien avec Geneviève Touati et Benoît Ains paru dans le premier numéro de Saint-Mandé socialiste (premier trimestre 2013, p. 2), journal de la section PS de notre ville. Le journal est à retrouver dans son intégralité sur le site de la section.

À quoi sert l’opposition municipale ? 
La présence de l’opposition est de l’essence même de la démocratie. Elle participe du contrôle de l’exécutif municipal, peut saisir le tribunal administratif en cas d’illégalité et siège aux commissions d’appel d’offres, ce qui est essentiel pour la transparence financière. Elle a un représentant au comité d’action sociale et sanitaire (CCAS), à la commission des aides qui en dépend, ainsi qu’à la caisse des écoles. Elle est la porte-parole à part entière des citoyens qui ont voté pour elle, les tient informés des choix de la majorité ou des raisons pour lesquelles ils sont contestables, lorsque c’est le cas. Elle défend des projets auxquels la droite, bien souvent par idéologie, s’oppose : rappelez-vous du tramway parisien qui allait selon les élus UMP asphyxier notre commune ; aujourd’hui les mêmes dans le BMO applaudissent cette réalisation. Les élus et militants socialistes ont, en outre, contribué à l’organisation de la votation contre la privatisation de la Poste (510 votants à Saint-Mandé en 2009), avant de prendre en charge l’organisation des primaires socialistes, qui ont été en octobre 2011 un bel exercice démocratique (près de 1 300 votants).

L'opposition peut-elle être efficace, autrement dit parvenir à promouvoir ses idées sur le terrain ? 
Bien sûr ! Elle est loin de se limiter à un rôle de figuration dans une commune où près de 40 % des électeurs votent maintenant à gauche. La timide évolution de la majorité UMP sur la question du logement social est ainsi en partie due à notre action. Quant à la réfection de l’avenue du Généralde- Gaulle, nous n’avons eu de cesse depuis quinze ans de la réclamer. C’est grâce aux élus PS que l’utilisation du chèquevacances est aujourd’hui possible à Saint- Mandé, que la commission handicap s’est enfin réunie depuis l’année dernière comme l’exige la loi.

Être élu d’opposition, est-ce un « sport de combat » ? 
N’allons pas jusque-là mais néanmoins il faut être tenace, chercher l’information qui bien souvent ne nous est pas communiquée spontanément. Nous ne nous situons pas dans une posture de contestation systématique mais constructive : quand un projet nous paraît conforme à l’intérêt de tous les Saint- Mandéens, nous le votons. Récemment, nous avons adopté à l’unanimité un voeu de soutien à l’hôpital Bégin. Enfin, nous avons le souci de maintenir des relations de courtoisie avec nos collègues de la majorité municipale, ce qui est la moindre des choses.

Projetons-nous dans l’avenir : quelles seraient vos premières décisions si en 2014 la gauche emportait la mairie ?
Une des premières mesures serait assurément l’application immédiate du quotient familial dans la restauration scolaire et pour toutes les activités proposées par la ville, gage d’une plus grande justice sociale. Tout aussi urgent, dans un souci de transparence : la mise en place d’une commission d’attribution des quelques logements sociaux gérés par la ville, ce que refuse le maire en dépit de nos demandes répétées. Nous développerions l’accueil des jeunes enfants : beaucoup trop de familles n’ont pas de places en crèche. Nous nous attacherions à fédérer la vie associative locale avec la création d’une maison des associations. Sur le plus long terme, nous nous efforcerions d’établir une réelle coopération avec les communes qui nous entourent, notamment avec Paris, Vincennes, Charenton. Il est ainsi dommage que le centre de la mémoire, projet que nous avons soutenu, n’ait pu se faire avec Vincennes, car il aurait permis, tout à la fois, l’accueil d’un plus grand nombre et un partage de charges budgétaires. Nous mobiliserions tous les moyens existants permettant d’aider les habitants à réaliser des travaux d’économie d’énergie (changement de vitrage par exemple), et surtout nous engagerions une véritable opération de sensibilisation sur ce point. Est-il besoin de le dire, nous installerions enfin des panneaux de libre expression !

mardi 8 janvier 2013

Verre de l'amitié de la section socialiste de Saint-Mandé

En ce début d'année 2013, la section du parti socialiste de Saint-Mandé et sa nouvelle secrétaire, Isabelle Neuschwander, Sandra Provini, conseillère régionale, Geneviève Touati et Benoît Ains, conseillers municipaux, vous invitent à partager un verre de l'amitié à Saint-Mandé, samedi 2 février, salle Pierre Cochereau (2 avenue Gambetta), à partir de 18 heures
Nous vous y attendons avec plaisir et adressons, d'ici-là, nos meilleurs voeux à tous les Saint-Mandéens !

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DR
Ci-contre une photo de cette réunion très chaleureuse. Merci à tous pour votre participation !

dimanche 16 décembre 2012

Quand notre espace urbain change

Quinze ans que les élus socialistes le réclamaient, et enfin aujourd’hui le réaménagement de l'avenue du Général de Gaulle est une réalité.
Espérons que la vie quotidienne des Saint-Mandéens en sera améliorée, que les piétons et toutes les personnes à mobilité réduite pourront circuler plus aisément, que les riverains subiront moins de nuisances sonores et que cet espace réaménagé favorisera la convivialité et l’échange. Souhaitons également que ce réaménagement favorise le commerce de proximité et qu’une politique volontariste soit mise en place sur ce point pour mettre un terme à ces fermetures de commerces au caractère éphémère.
Dans un tissu urbain dense tel que celui de notre commune, c’est pour nous une priorité de faciliter en premier lieu les déplacements à pied et les transports en commun. Comme nous l’avons déjà dit, nous ne sommes pas contre la voiture, qui pour certains est vraiment une nécessité ne serait-ce que pour leur emploi, mais pour une régularisation de son utilisation. Est-il vraiment raisonnable, sauf raison exceptionnelle, d’emmener ses enfants à l’école en voiture à Saint-Mandé ?
En terme de qualité de vie, de protection de l’environnement, de pouvoir d’achat atteint par l’augmentation du prix des carburants, nous avons tout à gagner, individuellement et collectivement, à laisser si possible notre voiture au garage. Et nous y sommes aidés puisque la semaine même de l’inauguration de la rénovation de l'avenue du Général de Gaulle a eu lieu celle de la deuxième tranche du tramway. La mobilité urbaine s’en trouve facilitée, nombre d’usagers dont des Saint-Mandéens voyant leur temps de trajet raccourci.
Avec la réalisation du tramway, ce sont également les espaces urbains qui ont été embellis comme on peut commencer à le voir Porte de Vincennes. La nouvelle politique de tarification mise en œuvre par le conseil régional d’Ile-de-France va également dans le même sens. Enfin, Autolib' permet d’assurer la possibilité de disposer d’une voiture quand besoin est.
Si nous devons nous mobiliser, faisons-le pour la poursuite du développement de transports en commun peu onéreux, confortables et ponctuels et non pour regretter l’époque révolue où la voiture était reine ! Avec ce réaménagement de l’espace urbain qui nous entoure, et l’amélioration de notre qualité de vie qui en résulte, voici une raison de satisfaction.
En cette fin d’année, nous vous souhaitons à tous et à toutes de joyeuses fêtes avec une pensée toute particulière à ceux et celles qui sont isolés. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes 
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 177 (décembre 2012-janvier 2013)

dimanche 18 novembre 2012

Application du quotient familial à la restauration scolaire : une demande des familles saint-mandéennes

Une large majorité des familles saint-mandéennes voudrait la mise en œuvre du quotient familial pour les tarifs de la restauration scolaire ainsi que pour l’ensemble des activité proposées par la ville. Les associations de parents d’élèves se sont fait l’écho de cette revendication on ne peut plus légitime. Est-il en effet normal qu’à revenu égal, une famille de quatre enfants paie le même tarif qu’une famille de deux enfants ? Est-il juste qu’avec le même nombre d’enfants une famille disposant d’un revenu de deux à trois fois supérieur à celui d’une autre, et même plus, se voit appliquer le même tarif ? 
Assurément non. C’est bien pourquoi nombre de communes quelle que soit leur couleur politique l’ont compris et appliquent le quotient familial. Depuis des années, les élus socialistes avec les autres élus de gauche réclament l’application du quotient familial pour la restauration scolaire et toutes les activités de la ville. 
Mais à Saint-Mandé le maire a toujours fait la sourde oreille. À en croire la majorité municipale, le système de Saint-Mandé serait bien plus favorable aux familles... Peut-être pour les familles les plus aisées dont le maire attend un soutien électoral, mais certainement pas pour la grande majorité des familles qui ne semble pas partager l'avis du maire. 
Or, à ce jour, s’il y a bien une tendance majoritaire qui se dégage dans notre pays, c’est le rejet des mesures et des politiques qui ne tendent qu’à privilégier les plus aisés de nos concitoyens. Le même tarif pour la restauration scolaire quel que soit le nombre d’enfants et les revenus des parents est l’illustration même de ce type de politique. 
Nous poursuivrons nos efforts pour obtenir l’application du quotient familial aux tarifs de la restauration scolaire. Au résultat qui sera obtenu, tout un chacun pourra constater si le maire de Saint-Mandé est soucieux de l’intérêt de toutes les familles ou seulement d’une partie de celles-ci. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, élus socialistes 
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 176 (novembre 2012), p. 40

mardi 25 septembre 2012

Une Saint-Mandéenne au conseil régional d'Ile-de-France

Sandra Provini vient d'être appelée à rejoindre le groupe socialiste au sein du conseil régional d'Ile-de-France et à soutenir ainsi activement le travail de l'équipe dirigée par Jean-Paul Huchon. Conséquence directe de l'application des principes de non-cumul des mandats ayant conduit, en particulier, la nouvelle députée de notre circonscription, Laurence Abeille, à céder son siège au conseil régional, cette élection constitue un événement et une chance inédite pour notre ville.
Agée de 30 ans, mère de deux enfants, maître de conférences en littérature française, Sandra Provini a toujours vécu à Saint-Mandé. Responsable de la section socialiste de notre ville depuis quatre ans, elle a été candidate en 2008 aux élections municipales sur notre liste "Saint-Mandé, ouvrons l'avenir", ainsi qu'au second tour de l'élection cantonale, avant de mener activement, en 2010, une campagne de terrain sur la liste de Jean-Paul Huchon.
Avec l'ensemble des élus socialistes du conseil régional, nous sommes assurés qu'elle sera attentive aux dossiers touchant à la vie quotidienne des Val-de-Marnais et tout particulièrement des Saint-Mandéens, et qu'elle aura à cœur d'accompagner l'effort de modernisation et de justice sociale porté par la majorité de gauche dans le domaine des transports, de l'éducation, du logement, de la formation professionnelle, du développement économique ou encore de l'environnement, effort dont elle rendra régulièrement compte à ses concitoyens.
C'est une bonne nouvelle pour notre ville et nous ne pouvons que nous en féliciter.
Pour joindre Sandra Provini : Groupe socialiste
, Région Ile-de-France - 57 rue de Babylone - 75007 Paris. Tél. : 01 53 85 68 95 (groupe socialiste).
Courriel : sandra.provini@iledefrance.fr

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 175 (septembre-octobre 2012), p. 50

dimanche 8 juillet 2012

En route pour le changement !

En ce début d’été, nous sommes arrivés au terme d’un long processus électoral qui a conduit à la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle et au basculement à gauche de notre circonscription à l’issue des élections législatives. L’élection de Laurence Abeille, candidate Europe-Ecologie Les Verts, et de sa suppléante socialiste Claire Lemeunier constitue un évènement historique car la circonscription de Saint-Mandé-Vincennes-Fontenay était jusque-là une des rares de France à n’avoir jamais élu un député de gauche. 
Cette aspiration au changement, ce rejet des politiques menées depuis 10 ans par un parti à bout de souffle, ce désir de voir des têtes nouvelles, s’est traduit le 17 juin par l’élection d’une députée qui votera les lois permettant au nouveau gouvernement la mise en oeuvre de politiques plus solidaires, plus écologiques et plus respectueuses des hommes au plan social et économique. Ce vote massif en faveur de la gauche témoigne d’une volonté profonde de mettre un terme à l’explosion des inégalités qui aura été la marque du précédent quinquennat. 
La réduction des inégalités passe par la solidarité et la mise en place de mécanismes de régulation. Ces nouvelles orientations auront bien sûr des répercussions au niveau local. Il ne sert à rien d’agiter un chiffon rouge ou de les craindre. Nous devons prendre conscience de l’effort collectif qui doit être entrepris afin d’essayer non seulement de juguler la crise européenne mais aussi de rétablir la cohésion sociale au sein de la société française. Accès à l’emploi, accès au logement, accès à la santé, garantie pour tous d’une éducation et d’une formation de qualité, préservation de l’environnement constituent le socle des fondamentaux nécessaires à l’épanouissement de chacun d’entre nous. Prenons le pari que les petits efforts qui seront demandés à certains d’entre nous permettront d’améliorer de façon considérable les conditions de vie de beaucoup d’autres. 
Nous, élus socialistes et écologistes, sommes fiers de constater que les habitants de la circonscription, dont plus d’un tiers des Saint-Mandéens, ont choisi cette voie nouvelle. Cette législature, confrontée à la crise économique, sera certainement l’occasion de repenser, y compris à Saint-Mandé, nos modes de production, de consommation, de déplacement mais également nos politiques en matière de logement, de coopération avec les collectivités voisines permettant la mise en œuvre d’actions communes pour le bien du plus grand nombre. C’est au travers ce souci de l’intérêt collectif que pourra se recréer du lien social, profondément mis à mal par le précédent gouvernement et sa majorité. C’est notre bien-être à tous qui en sera amélioré. 
Dans ce contexte d’espérance nous vous souhaitons à toutes et à tous de bonnes vacances. 

Geneviève Touati, Benoît Ains, Brigitte Arthur, David Gréau 
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 174 (juin-juillet-août 2012), p. 48-49

vendredi 15 juin 2012

Appel à voter Laurence Abeille et Claire Lemeunier dimanche 17 juin

Suite aux résultats du premier tour des élections législatives dans notre circonscription de Saint-Mandé-Vincennes-Fontenay et à l'opportunité historique de battre le député sortant de la Droite populaire Patrick Beaudoin, les élus de l'opposition de Saint-Mandé appellent tous les électeurs à se mobiliser et à venir voter dimanche pour la candidate Laurence Abeille (EELV) et sa suppléante Claire Lemeunier (PS), afin de donner une majorité de gouvernement à François Hollande.

Geneviève Touati, Brigitte Arthur, Benoît Ains, David Gréau

jeudi 3 mai 2012

Appel à voter François Hollande au second tour de l'élection présidentielle


Membres de l'opposition au conseil municipal de Saint-Mandé, nous appelons conjointement les électeurs de notre ville à voter dimanche 6 mai pour François Hollande face à Nicolas Sarkozy. Le candidat de la gauche au second tour, qui a salué au soir du 22 avril les campagnes d'Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon, est en mesure de battre le président UMP en place depuis cinq ans, président dont la politique a eu des effets déplorables sur le contexte économique et social de notre pays. L'enjeu de ce scrutin appelle à l'évidence une mobilisation massive de toutes les forces progressistes et écologistes dans notre commune.


Vos conseillers municipaux: Geneviève Touati et Benoît Ains (Parti socialiste), Brigitte Arthur et David Gréau (Europe Écologie Les Verts), Michel Mahérou (Front de Gauche).
Sur la photo: B. Arthur, G. Touati et M. Mahérou à la mairie de Saint-Mandé au soir du premier tour.

jeudi 26 avril 2012

La majorité municipale se félicite de sa politique en matière de logement social ! Et ce n'est pas un poisson d'avril.

Profitant d’un tract diffusé par des membres du Parti socialiste à propos de la vente à la découpe de l’ensemble immobilier 22 rue de l’alouette, le député-maire a cru bon d'adresser aux habitants de Saint-Mandé une lettre faisant l’apologie de sa politique en matière de logements sociaux, dont il aurait augmenté le nombre de 85% ! Et de nous taxer, élus socialistes, d’hypocrisie et d’électoralisme. 
Rappel de quelques vérités à notre député-maire, qui paraît avoir la mémoire courte et ferait bien de relire les procès verbaux des conseils municipaux, les tribunes de l’opposition dans le BMO avant de raconter ce qui lui plait à des fins éminemment partisanes. 
L’acceptation du logement social par notre édile fut laborieuse. A l’origine, n’avait-il pas organisé une pétition pour appeler les Saint-Mandéens à s’opposer à la loi SRU, expliquant que les barres et les tours allaient envahir Saint-Mandé ? Rappelons que notre député-maire fut adjoint à l’urbanisme de R.-A. Vivien, lequel en son temps aurait volontiers mis la main sur les terrains appartenant aujourd’hui au Val-Mandé, pour y permettre la réalisation d’opérations de promotion immobilière. Aujourd’hui Saint-Mandé n’a pas de foncier. Mais à qui la responsabilité si ce n’est à la même majorité en place à Saint-Mandé, et qui a privilégié les promoteurs privés? 
La persévérance de l’opposition à dénoncer le non-respect de la loi SRU, mais aussi les amendes supportées de ce fait par notre commune, ont certes amené une évolution… Elle est bien timide comme la suite vous le démontre. Ainsi, les élus socialistes n’ont eu de cesse, et pas seulement lors de périodes électorales, de faire des propositions pour accroître le nombre de logements locatifs. Ainsi, et ce ne sont que quelques exemples parmi les plus récents : 
-Nous nous sommes opposés à la vente du 2 rue de l’Abbé Pouchard. A ce sujet, il est faux de prétendre, comme le fait le député-maire, que le produit de cette vente aurait permis la réalisation des logements situés sur le terrain de l’IGN, les deux opérations n’étant liées ni dans leur chronologie ni dans leur historique. 
-Nous avons demandé que la totalité des logements devant être construits sur le terrain EDF soient des logements locatifs et non un tiers comme prévu, et qu’ils soient accessibles à tous et non pas réservés au personnel d’une administration. 
-Avec l’OPAH il est apparu qu’il y aurait sur notre commune 10% de logements vacants. Nous avons demandé que, comme l’avait fait Paris, les propriétaires soient identifiés et contactés pour connaître les raisons de cette situation et que soit mise en œuvre une taxe sur les logements vacants. 
Que croyez vous qu’il arriva ? Aucune de ces propositions ne fut retenue, pas plus qu’il n’a été donné suite à notre demande de mise en place d’une commission d’attribution du contingent de logements réservés à la ville. Actuellement, seul le député-maire décide des dossiers qui seront soumis aux bailleurs sociaux. Enfin, faut-il rappeler que le député-maire soutient un gouvernement qui s’est refusé à lutter contre la spéculation immobilière dont les ventes à la découpe sont l’illustration, comme à tout encadrement des loyers? 
Sur le dossier du logement social à Saint-Mandé, il n’y a pas de quoi s’adresser un satisfecit pour la majorité municipale et son chef. 

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 173 (avril-mai 2012), p. 48

mercredi 29 février 2012

Intercommunalité: une réflexion à mener

Les difficultés budgétaires que connait notre ville ne devraient-elles pas être l’occasion de réfléchir sur d’autres modes de fonctionnement ? Couper dans les dépenses est une solution qui a nécessairement ses limites. Ne serait-il pas intéressant financièrement, mais aussi en terme de développement des services rendus à la population, d’envisager une mutualisation des moyens et des compétences ?
Quelques exemples concernant Saint-Mandé.
Le Centre de la mémoire, projet que nous avons pleinement approuvé et soutenu, est un projet qui initialement devait se réaliser avec la ville de Vincennes. Mais, chacun étant maître chez lui ou voulant l’être, au final, pour des raisons demeurées quelque peu obscures, ce projet ne s’est fait que dans le cadre de Saint-Mandé. C’est regrettable car, sans enlever le mérite à ce qui été mis en place, compte tenu de la proximité géographique de nos deux villes, le même projet aurait pu d’emblée prendre une autre dimension, obtenir des modes de financement supplémentaires et, au final, permettre l’accueil d’un plus grand nombre de personnes pour un coût qui n’aurait pas été supérieur pour la collectivité, voire moindre.
Toujours dans le domaine de la santé, l’application de la réglementation concernant les DASRI (déchets d’activité de soins à risques infectieux) s’avère compliquée à mettre en œuvre en raison des normes devant être observées par les installations destinées à réceptionner ces déchets. Une réflexion avec les communes qui nous entourent n’aiderait-elle pas à trouver les solutions qui s’imposent quant à la création des installations nécessaires ? Négocier les marchés relatifs au ramassage des ordures ménagères dans le cadre de communes limitrophes ne permettrait-il pas d’obtenir de meilleures conditions de prix pour un service équivalent ?
Dans un tout autre domaine, celui de la culture, et notamment des enseignements dispensés par le conservatoire, il peut s’avérer que l’enseignement de la pratique de certains instruments de musique rencontre un nombre plus restreint d’élèves. Faut-il pour autant supprimer de tels enseignements, source d’enrichissement culturel, au motif que cela représente un coût trop important Ne faut-il pas plutôt envisager des regroupements avec des conservatoires voisins dans une commune comme la nôtre si proche des villes qui l’entourent ?
La crise que nous traversons devrait conduire à une réflexion sur la mutualisation des idées et des moyens entre communes. L’intercommunalité peut être une structure porteuse de projets nouveaux et de rationalisation des coûts
Dans la dernière tribune du BMO nous dénoncions les palmiers calamiteux de l’avenue du général de Gaulle. A l’occasion de la présente tribune, ne peut-on imaginer qu’un peu de concertation avec Vincennes aurait pu conduire à un aménagement beaucoup plus verdoyant et convivial de la couverture du RER, sinistre dalle de béton avec des fontaines (si on doit les appeler ainsi) toutes cassées et hors service…

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans Saint-Mandé Infos

vendredi 16 décembre 2011

Aménagement de l'avenue du général de Gaulle

Enfin un chantier que les élus socialistes réclamaient depuis plus de dix ans devrait voir le jour : le réaménagement d’une partie de l’avenue du général de Gaulle du carrefour de la mairie jusqu'à l’église. Etre élu de gauche à Saint-Mandé c’est savoir manier l’art de la répétition, que ce soit pour l’application de la loi SRU (quelques timides avancées), l’obtention des chèques vacances (toujours partiellement en attente), le respect de la loi sur le handicap ou l’aménagement de la ville.
La satisfaction de voir se concrétiser ce chantier n’empêche pas quelques questions. Pourquoi aura-t-il fallu attendre aussi longtemps la réalisation d’un projet souhaité par de très nombreux Saint-Mandéens, comme en témoignent les nombreux participants aux réunions d’information, et ce bien que l’organisation de ces réunions dans la précipitation n’ait pas permis à tous ceux qui le souhaitaient d’y assister ? La majorité municipale ne manquera pas de répondre que pendant ce temps d’autres chantiers ont été réalisés, sauf que tous étaient loin de répondre au même souci d’intérêt général : à titre d’exemple, le réaménagement de certaines rues, la réalisation de la maison des sports… S’agissant d’un projet aussi important pour notre commune en terme de qualité de vie pour les riverains, pour les piétons dont les personnes à mobilité réduite, et pour les usagers des transports en commun, une plus large concertation n’aurait elle pas été nécessaire ?
La majorité municipale a présenté trois projets dans un délai extrêmement court laissant peu de temps à la réflexion et à la possibilité d’émettre d’autres propositions pouvant compléter ou améliorer les études réalisées. C’est dommage et il faut espérer que ce manque de concertation ne conduise pas aux mêmes erreurs qui ont été commises lors de la réfection de la même avenue dans sa partie allant du métro au carrefour de la mairie, notamment pour l’aménagement de la circulation automobile (croisement rue du talus du cours/avenue du général de Gaulle). Espérons également que nous seront épargnés ces aménagements de bordure de trottoir incohérents et inesthétiques ainsi que ces palmiers ridicules !
C’est la dernière tribune de cette année 2011 et à cette occasion nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année, avec une pensée toute particulière pour ceux et celles qui sont isolés. Nous pensons également à tous ceux dont la situation s’est précarisée du fait de la crise et de la politique gouvernementale qui en a aggravé les effets.
Espérons que 2012 voit la mise en œuvre d’une autre politique, socialement plus juste et plus solidaire.

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune à paraître dans Saint-Mandé Infos

mardi 8 novembre 2011

Emprunts toxiques: le droit de savoir

Dès la parution de l’article de Libération sur les villes ayant contracté des emprunts toxiques et parmi lesquelles figure Saint-Mandé, les élus d’opposition ont adressé au maire, le 27 septembre dernier, un courrier réclamant des explications. Pour mémoire, il ne nous est jamais arrivé d’approuver le budget et ce, pour deux raisons. Les budgets qui nous sont soumis ne traduisent pas les priorités que nous soutenons. Par ailleurs, nous ne disposons bien souvent que d’informations parcellaires, ce qui, en soi, pose tout le problème d’une réelle démocratie locale.
S’agissant de la question des emprunts toxiques, nous n’avions pas attendu les révélations de Libération pour faire part de notre inquiétude au maire. Le 3 novembre nous avons enfin reçu une réponse à notre courrier. Contrairement à ce qui a pu être allégué par la majorité municipale dans la tribune du précédent BMO, notre commune a bien contracté des emprunts toxiques, c'est-à-dire des prêts présentant un niveau de risque car divisés en deux tranches, une à taux fixe, et une à taux variable non plafonné indexé notamment sur le cours du change €/CHF (franc suisse). A ce jour, l’impact financier de ces prêts sur les finances de la commune n’est pas quantifiable.
Certes, il n’est pas contestable que dans cette affaire les collectivités locales, dont Saint-Mandé, sont avant tout les victimes de pratiques bancaires et financières qui ne sont que l’un des aspects de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Mais se limiter à ce seul constat serait un peu facile. Si c’est le conseil municipal qui décide du recours au crédit pour financer une opération, il appartient à l’exécutif municipal entouré des services de la ville d’assurer la mise en œuvre de cette décision et de faire preuve de prudence comme de perspicacité lors de l’examen des offres qui lui sont proposées.
En l’espèce, comment ne pas s’étonner que deux des trois emprunts de la ville aient été contractualisés avec Dexia en 2008, autrement dit à une époque où, non seulement les difficultés de cette banque étaient connues, mais également la question des emprunts toxiques et les risques présentés par les emprunts à taux variable ? Tous ces problèmes étaient de notoriété publique ! Nous répondre dès lors « qu’à court terme la dette de la collectivité ne présentait pas de risque majeur. Aucun élément tangible ne permettait de mettre en avant de potentiels dangers financiers » laisse pour le moins perplexe.
Se satisfaire ainsi du court-terme et négliger l’au-delà alors même que les risques sont connus relève d’une curieuse conception de l’intérêt du citoyen et du contribuable. Toutes les collectivités locales qui ont contracté des emprunts en 2008 ne se retrouvent pas nécessairement avec des emprunts toxiques ! Cette simple constatation de bon sens doit conduire à s’interroger sur la vigilance dont a fait preuve l’exécutif municipal lors de la contractualisation de ces emprunts. Si le politique n’exerce pas le contrôle qui lui incombe dans de telles circonstances, comment s’étonner que la finance règne en maître avec les conséquences que nous subissons aujourd’hui ?

Geneviève Touati et Benoît Ains, élus socialistes
Tribune parue dans Saint-Mandé Infos n° 170 (novembre 2011), p. 44

vendredi 30 septembre 2011

Emprunts toxiques: les élus d'opposition interpellent le maire

Face aux révélations du quotidien Libération du 21 septembre dernier, les élus d’opposition ont adressé cette lettre au maire de Saint-Mandé pour obtenir des explications. En effet, avant même la publication par Libération de la liste des communes ayant souscrit des emprunts toxiques, nous nous étions inquiétés de ce problème. Il nous avait été répondu qu’il n’y avait pas de souci à se faire.
A ce jour, nous attendons la réponse du maire.
Geneviève TOUATI

*
Saint-Mandé, le 27 septembre 2011
Monsieur le maire,
Dans son numéro daté du 21 septembre dernier, le journal Libération fait état d’une carte des emprunts toxiques contractés par les collectivités locales parmi lesquelles figure la ville de Saint-Mandé, qui aurait ainsi emprunté près de 9,5 millions d’euros auprès de Dexia Crédit Local (DCL). Le remboursement de ces emprunts (TIPTOP EURIBOR MULTIBARRIERES, TOFIXMS+FLEXI, TOFIX DUAL EUR CHF FIXE FLEXI) génère un surcoût très important pour la ville (près de 1,6 millions d'euros).
La crise des subprimes qui a mis en évidence l’existence de ces produits toxiques puis la crise financière que nous traversons actuellement auraient nécessité que des vérifications soient effectuées d’emblée, d’autant que nous avions posé la question. Or, l’information aujourd’hui diffusée contredit ce qui nous avait toujours été assuré en conseil municipal comme en commission des finances, notamment par le maire-adjoint aux finances, à savoir que Saint-Mandé n’avait jamais contracté « d’emprunts toxiques ». Sauf oubli de notre part, l’éventualité de ce problème n’a pas même été évoquée lors du débat d’orientation budgétaire alors même qu’il a été fait longuement état de diverses sources d’incertitude rendant difficiles l’élaboration du budget. Or à ce moment l’existence d’emprunts toxiques pouvant avoir été souscrits par des collectivités locales était déjà connue.
A ce titre, nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles aucun audit n’a été diligenté à ce jour afin de déterminer avec précision les conséquences exactes de ces emprunts toxiques sur les finances de la ville et la fiscalité locale. C’est pourquoi nous demandons à ce que nous soit communiquée une situation précise de la situation de l’endettement de la commune avec un tableau clair et exhaustif répertoriant les emprunts contractés, le délai restant à courir ainsi que le coût pour la collectivité, et ce par type d’emprunt contracté. Nous souhaiterions également savoir si ces emprunts ont permis de financer la ligne de trésorerie et à quelle hauteur. Ces emprunts sont-ils renégociables et, dans l’affirmative, quelles sont les conditions financières contractuellement prévues ?
Nous savons que vous avez sollicité une explication de la part de la société DEXIA. S’il s’avérait que la ville de Saint-Mandé avait été victime de ces « emprunts toxiques », envisagez-vous d’intention une action en justice à l’instar d’autres collectivités territoriales ?
En vous remerciant pour votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de nos salutations.
Les conseillers municipaux du Parti socialiste, d'Europe Écologie Les Verts et du Parti communiste: Geneviève Touati, Benoît Ains, Brigitte Arthur, David Gréau et Michel Mahérou