Le prochain
conseil municipal aura lieu
mardi 22 septembre 2009 à partir de 20h dans la salle des mariages de l'hôtel de ville (voir ordre du jour en fin de billet).
La première
récolte du miel des ruches de Saint-Mandé est par ailleurs organisée
dimanche 27 septembre à partir de 10h30, dans la salle du centre Pierre Cochereau (2 avenue Gambetta). Seront notamment présents Johan Péron, secrétaire général de l’Unaf, et Claude Cohen, apiculteur et président de l’association de développement de l’apiculture en Ile-de-France. L'extraction du miel, accompagnée d'une dégustation, débutera à 11h.
Les élus de la liste « Saint-Mandé, ouvrons l’avenir » invitent enfin la population à participer massivement à la
votation sur l'avenir de la Poste organisée par les partis de gauche
samedi 3 octobre dans notre ville. Nous reproduisons sur ce sujet l'article écrit en commun par les élus socialistes et Verts, à paraître dans le prochain BMO:
Comme une lettre à la Poste :
la fin du service public postal à Saint-Mandé… et ailleurs !
L'un des débats majeurs de la rentrée est en grande partie occulté, du moins pour l'instant. En effet, les activités courrier de la Poste sont en voie de démantèlement. L'image d'Épinal du facteur de
Jour de fête de Jacques Tati en prend un sacré coup. D'ores et déjà, tous les plis d'un poids supérieur à 20 grammes peuvent être confiés à des sociétés privées, mais bientôt tous les plis seront concernés. En effet, le gouvernement et la direction de La Poste envisagent de changer le statut de l’établissement public afin de le transformer en société anonyme dans le cadre de la loi de transposition de la directive postale européenne mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de moins de 20 grammes le 1er janvier 2011. Après l'énergie, c'est donc un nouveau pan du service public qui tombe.
Or, le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Ses missions de service public dépassent le cadre du service universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires. Qu'en direz-vous lorsque pour un simple recommandé, vous devrez vous rendre à Vincennes, Charenton ou Paris?
Par ailleurs ce service public postal est déjà l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité. Plus de 6 100 bureaux de poste en France sur 17 000 ont déjà été transformés en « partenariats » et plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002. Ailleurs en Europe, les privatisations postales ont engendré une baisse de la qualité de service, une augmentation des tarifs et une grande destruction d’emplois.
Parce que La Poste est le premier service public de proximité. Parce que son rôle est crucial pour la solidarité territoriale et sociale, chacun est concerné. Parce que les citoyens ne doivent pas subir la politique mais y prendre part. Parce qu’il n’est pas trop tard pour endiguer la liquidation des services publics. Tous, donc, nous devons pouvoir nous prononcer sur le changement de statut de l’établissement public.
Nous vous invitons donc à vous exprimer nombreux, en signant la pétition pour le maintien du service public postal, et en demandant, comme les élus de gauche lors du conseil municipal du 22 septembre, un référendum national sur ce changement de statut.
Les impacts environnementaux de cette décision n'ont pas non plus été évalués: là où la Poste peut affréter un train pour transporter des plis de Marseille à Lille, on se retrouvera avec plusieurs entreprises, dont la taille ne le permettra pas. Et donc, des dizaines de camions et camionnettes supplémentaires dans nos rues, avec les émissions de CO2 qu'ils génèrent. C'est, vous en conviendrez, une pollution bien évitable.
Il s'agit de la transposition d'une directive européenne, symbole de ce qu'a été, et de ce que sera, le mandat de Manuel Barroso comme président de la Commission. Seuls les députés européens de droite l’ont votée. La casse des services publics risque donc de se poursuivre.
Demandons à notre maire qui est également député de ne pas voter pour le projet de loi sur la privatisation de la Poste et de maintenir le service public postal à Saint-Mandé.
De par ses enjeux, ce projet de privatisation ne doit pas se faire sans que l’ensemble de la population ne soit consulté. Un comité national s’est ainsi constitué pour organiser une consultation décentralisée le 3 octobre prochain.
Les élus de gauche de Saint Mandé s’associent à cette initiative et le 3 octobre nous installerons de 10h à 18h une urne à l’angle de l’avenue Victor Hugo et de la rue Mongenot qui vous permettra de donner votre avis en répondant par bulletins à cette question : « Etes-vous d’accord ou non avec le projet du gouvernement de privatiser la Poste ? »Venez nombreux vous exprimer.
Les élus Verts : Brigitte Arthur, David Gréau
Les élus socialistes : Geneviève Touati, Benoit Ains